CONFERENCIERS

Logo gris

CONFÉRENCES A BORD DE L'ARANUI 5

Votre croisière sera rythmée de conférences et réunions d’information qui ont lieu dans nos deux salles de conférences. Des conférenciers invités, spécialistes de différents domaines liés à la Polynésie française et principalement aux Marquises, tels que l’histoire, la culture, l’art ou l’archéologie, vous aideront à mieux comprendre la vie des îles que vous découvrirez.

Logo gris

NOS CONFÉRENCIERS

BENJAMIN TEIKITUTOUA (Professeur)

Benjamin TEIKITUTOUA dit « PIRI » a 68 ans, né le 13 septembre 1951 sur un « MARAE » dans la Vallée de HAKATAO à UA POU, une des Iles Marquises. Professeur des Ecoles à la retraite depuis 13 ans, il se consacre maintenant principalement à la reconstruction de son peuple. Il est le Responsable de l’Association Culturelle de Ua Pou et Vice-Président de la Fédération Culturelle MOTU-HAKA des Iles Marquises qui a réveillé cette Culture. Il est également le Vice-Président du Comité Organisateur du Festival des Arts et Culture des Marquises qui aura lieu à Ua Pou en décembre 2019 (du 16 au 19 décembre). Il est également Membre de l’Académie Marquisienne.

Dr. SIDSEL MILLERSTROM (docteure en anthropologie)

Anthropologiste de l’Université de Californie, Berkeley.  Dr. Millerstrom orientera ses conférences vers les origines et les types de migrations de la Polynésie ainsi que leurs peuplements et particulièrement les premiers peuplements et la vie aux Iles Marquises. Depuis 1984, elle a parcouru toutes les îles Marquises.  C’est ainsi qu’elle a fait la découverte et a répertorié un nombre considérable de tikis dont plus de 7.000 anciens pétroglyphes. L’architecture préhistorique, la culture des objets, et le tatouage seront également les sujets de ses conférences à bord. Les recherches du Dr. MILLERSTROM apparaissent également dans nombreux journaux universitaires aux Etats Unis.  .

Dr. KEAO NeSMITH (docteur en linguistique appliquée)

Né et élevé sur l’île de Kaua’i à Hawaii, le Dr NeSmith a passé beaucoup de temps sur différentes îles de Polynésie à étudier les langues et cultures polynésiennes. Il a enseigné la langue hawaïenne, les études hawaïennes, la revitalisation des langues en danger dans diverses universités, telles que l’Université d’Hawaii (la majorité de sa carrière), l’Université de la Polynésie française, l’Université de Waikato. Il effectue des recherches sur les cultures et les langues hawaïennes et polynésiennes, voyage beaucoup en Polynésie et à l’étranger pour ses recherches et continue d’enseigner.

Dr. KU KAHAKALAU (docteure en éducation indigène)

Éducatrice hawaïenne primée, auteure-compositrice-interprète, conteuse, chercheuse et experte en langue, histoire et culture hawaïennes. Première personne au monde à obtenir un doctorat en éducation indigène, elle a obtenu des diplômes d’enseignement en hawaïen et en allemand, une maîtrise en langues et littérature européennes. Consultante internationale en éducation autochtone, elle a beaucoup voyagé et travaillé dans les pays indiens et en Polynésie pour revitaliser les langues autochtones. 

Dr. EMILY DONALDSON (docteure en anthropologie) 

Elle s’est rendue pour la première fois aux îles Marquises en 2001 quand elle était étudiante en archéologie. L’année suivante, elle est revenue pour mener ses propres recherches anthropologiques et, à la fin de l’été, elle était un membre adopté (tafai) d’une famille locale. Elle a passé dix ans à diriger une école de fouilles archéologiques et à assurer la conservation du musée communautaire à Vaitahu, parle couramment français et maîtrise le marquisien.

Dr. KATHLEEN C. RILEY (docteure en anthropologie)

Enseignante à l’Université Rutgers. Elle a travaillé sur le terrain dans les Marquises, au Vermont, en France, à Montréal et à New York. Ses recherches ont porté sur la relation entre les idéologies linguistiques et la socialisation de la langue, le changement linguistique et les identités sociales culturellement construites Récemment, elle s’est penchée sur la façon dont l’alimentation et le langage sont liés à la fois matériellement et symboliquement. 

Dr. CORINNE RAYBAUD (docteure en droit et Lettres et Sciences Humaines Histoire Contemporaine)

Diplômée des Universités Paris- Nanterre, Montesquieu Bordeaux et Maître de Conférences, elle a enseigné l’Histoire/Géo à Tahiti de 1976 à 2000. Elle a menée plusieurs conférences sur l’histoire polynésienne et participé à deux tournages pour Arte, l’un portant sur la mutinerie du Bounty et l’autre sur le tour du monde de Bougainville.

Dr. PIERRE OTTINO (Docteur en archéologie préhistorique)

Il est chercheur à l’Institut de recherche pour le développement.  Il a passé plus de 15 ans à faire des recherches sur les colonies en ruines dans les îles Marquises.  Son travail a inspiré la population locale à reconstruire des maisons traditionnelles à partir des souvenirs des aînés et de ses recherches.  Cela a à son tour revitalisé l’artisanat traditionnel comme la sculpture sur bois.

ROBERT & DENISE KOENING (Infirmière & professeur)

Denise est d’origine suisse, de Bâle ; elle a travaillé à l’hôpital de Tahiti comme infirmière spécialisée dans l’éducation des diabétiques. Elle est retraitée et reste la meilleure moitié de Robert. Il était un VAT 69, c’est-à-dire un Volontaire à l’Aide technique, et est venu à Tahiti en 1969 pour enseigner la philosophie au Collège protestant de Papeete et également à l’Ecole d’Infirmières durant de longues années. Il a présidé la Société des études océaniennes qui fête cette année son 100e anniversaire. Denise et Robert ont fondé une petite société d’édition, Haere Po (www.haerepo.com) qui a publié depuis 1981 une centaine d’ouvrages sur nos îles, tous imprimés à Tahiti même.

DEBORA KIMITETE

Très impliquée dans la vie Polynésienne elle a notamment été, subdivisionnaire du service de l’urbanisme de 1981 à 2016, adjointe au Maire de la Commune de Nuku Hiva de 2003 à 2014, présidente du comité de tourisme de 1997 à 2003, secrétaire de l’association culturelle Te Hina o motu Haka de 1991 à 2017, vice-Présidente de l’association pour l’environnement de Nuku Hiva, trésorière de l’association Centre de documentation des Marquises Paevii de 1993 à 2017, secrétaire de l’association de randonnée de Nuku Hiva Nuku Mai à Taha et enfin Présidente de l’Ordre National du Mérite de Polynésie élue en avril 2017.

GISLAIN HOUZET (ingénieur et géophysicien)

Il a travaillé de nombreuses années en Polynésie où il réside souvent.  Passionné par l’histoire des grandes découvertes maritimes dans l’océan Pacifique, Ghislain a écrit de nombreux articles sur ce sujet ; il est en particulier l’auteur du livre Des nouvelles de monsieur de la Perouse. En France, il est Vice-Président de l’association des amis de la Polynésie Française et secrétaire général honoraire du Centre d’études sur l’île de Pâques et la Polynésie. Dans ce cadre il anime de nombreuses conférences dans les universités du temps libre. Les sujets des conférences seront : découverte historique de la Polynésie et des iles Marquises, la mutinerie du Bounty, le naufrage de la Matilda, L’expédition LA PEROUSE, l’expédition d’Entrecastaux.

Marie Noelle Ottino

Dr. MARIE NOELLE OTTINO (docteure en préhistoire, ethnologie et anthropologie)

Elle a participé aux recherches archéologiques et aux restaurations, notamment dans les îles Marquises de Ua Pou, Ua Huka, Nuku Hiva, Hiva Oa et Tahuata. Depuis les années 1980, elle et son mari Pierre ont participé à l’étude du patrimoine polynésien dans l’archipel des Marquises qui s’est étendu à la découverte des plus anciens sites de la Polynésie orientale à Anapua, Ua Pou. Elle a également conduit à l’étude systématique des vallées, comme le complexe cérémoniel de Tahakia-Kamuihei-Tei’ipoka et le site religieux de I’ipona. Elle a contribué à de nombreuses publications telles que des dictionnaires ou catalogues d’exposition.

JOSIANE TEAMOTUAITAU (docteure en civilisations)

Josiane Teamotuaitau est tahitienne ; sa famille est originaire de l’île de Ra’iatea, mais elle a grandi à Tahiti. Après ses études secondaires, elle est partie en France pour faire des études de langues. Après dix ans passés en France, elle est revenue chez elle pour y enseigner l’anglais. Après 20 ans passés au Lycée de Ta’iarapu elle quitte l’Education Nationale pour se consacrer à sa famille et ses recherches.  Passionnée par l’histoire de son pays elle a entrepris des recherches en ethno-histoire dès son retour à Tahiti en 1994. Aujourd’hui Docteur en civilisation, elle continue d’enseigner à l’Université de Polynésie Française et d’écrire sur l’histoire de Tahiti. Elle est aussi l’auteur d’un livre d’histoire paru en 2016, Fa’ati’a mai ia Ta’iarapu, Grandeur et déclin des Teva i tai. Actuelle vice-présidente de la Société des études océaniennes qui fête cette année son 100e anniversaire, elle est aussi investie dans divers projets éducatifs et culturels, dont la navigation à la voile en tant que présidente de Fa’afaite, Tahiti Voyaging Society.

GERALDINE LE ROUX (docteure en anthropologie)

Co-directrice du département d’ethnologie de l’Université de Bretagne Occidentale (Brest, France) et chercheure associée à la James Cook University (Townsville, Australie), Géraldine Le Roux a consacré une thèse en histoire de l’art et anthropologie à la production et à la circulation internationale des arts contemporains océaniens. Commissaire d’exposition, elle a contribué à diffuser en Europe des artistes du Pacifique. Ses conférences s’inscrivent dans le champ de ses recherches – approches muséographiques, processus de patrimonialisation, l’éthique du marché de l’art aborigène, les festivals océaniens, et les revendications identitaires autochtones. Depuis quelques années, elle travaille également sur la pollution marine et le recyclage artistique des laisses de mer, sujet de son prochain ouvrage.

MAURICE BLIGH (inventeur et historien)

A voyagé à bord de l’Aranui où il y racontait les voyages de son arrière-arrière-arrière-arrière-arrière-grand-père, le vice-amiral William Bligh du HMS Bounty, de renommée historique. Depuis plus de 45 ans, Maurice Bligh mène des recherches sur son légendaire ancêtre et s’efforce de dissiper la désinformation et le portrait inexact de William Bligh que l’on retrouve dans plusieurs romans et deux films sur la mutinerie de Bounty. Maurice révèle que William Bligh, connu sous le nom de  » Captain Bligh « , était un héros national britannique qui faisait partie intégrante de la navigation dans l’océan Pacifique et de l’exploration de Tahiti. A bord de l’Aranui 5, Maurice Bligh offrira quatre conférences illustrées intitulées « Secrets of the Bounty » où les passagers auront l’occasion de découvrir la carrière navale de William Bligh, qui s’est poursuivie bien après la mutinerie sur le Bounty, ainsi que d’autres expéditions britanniques des années 1700. Maurice partagera également les expériences personnelles de ses visites dans la région, y compris son voyage de 1970 qui a suivi de près la route du Bounty et qui a parcouru 36 000 milles marins.

VICTORIA ANDREWS (professionnelle du patrimoine, de la conservation et de l’art)

Elle a été directrice adjointe du Musée des beaux-arts de Santa Fe, au Nouveau-Mexique, aux États-Unis, avant de déménager en Nouvelle-Zélande en 1995. Elle a maintenu ses associations muséales tout en travaillant à la préservation du patrimoine culturel maori et européen. Elle a beaucoup voyagé dans le Pacifique à la recherche de la culture matérielle de différents groupes insulaires. Forte de sa vaste expérience et de sa connaissance de l’histoire polynésienne et européenne de la Nouvelle-Zélande, des îles Marquises, de Samoa et de Niue, Mme Andrews explorera les premiers voyages de découverte dans le Pacifique ainsi que les liens et les associations entre les cultures insulaires.  Les discussions porteront notamment sur les récents voyages en canoës à double coque. L’art, l’artisanat et le tatouage marquisiens traditionnels seront à l’honneur aux côtés d’artistes et d’écrivains tels que Paul Gauguin, Jacques Brel et Herman Melville. La renaissance de la culture et de la tradition marquisienne sera abordée ainsi que l’attrait romantique de la Polynésie française.

Dr. TERRY HUNT (docteur en anthropologie)

Doyen du Clark Honors College et professeur d’anthropologie à l’Université de l’Oregon. est un archéologue dont les recherches et l’enseignement portent sur les changements environnementaux historiques et la vie sur les îles de l’océan Pacifique. Il mène des recherches archéologiques dans les îles du Pacifique depuis plus de 30 ans.M. Hunt a publié de nombreux articles scientifiques sur l’archéologie, la préhistoire et la linguistique du Pacifique.En 2008, le Dr Hunt a reçu la prestigieuse Médaille d’excellence en recherche du Conseil des régents de l’Université d’Hawaii en reconnaissance de ses travaux novateurs sur Rapa Nui. En 2005, le Dr Hunt a reçu la médaille d’excellence en enseignement de l’Université d’Hawaii Regents.La recherche de M. Hunt a fait l’objet d’une couverture du National Geographic Magazine (juillet 2012) et d’un documentaire télévisé complet du Nova-National Geographic diffusé en novembre 2012.

TEIKI HUUKENA (artiste tatoueur)

Artiste tatoueur de tatouage tiki et auteur du 1er Dictionnaire des symboles et significations du tatouage polynésien des îles Marquises.   Teiki Huukena a travaillé le tatouage marquisien dans sa pratique et dans l’étude de la signification des symboles des tatouages ancestraux de « Patutiki » avec sa famille et ses amis, Marie-Noelle et Pierre Ottino qui sont archéologues préhistoriques et chercheurs et spécialistes des îles Marquises.  Teiki expliquera les différences entre les différents styles des Tatouages Polynésiens – Te Tatau Tahiti, Tamoko Maori, Marquises Patutiki, Ta Tatau Samoa .  Le Patutiki (tatouage marquisien) est le plus riche en symboles traditionnels anciens et le plus complexe de tous les tatouages polynésiens.  Teiki prédomine dans le monde du tatouage polynésien aujourd’hui.

TAHIARII PARIENTE (chercheur indépendant, marin, navigateur et conférencier international)

Né à Tahiti, la vie de Tahiarii a été influencée par son enfance entre l’Europe et la Polynésie. En 2003, Tahiarii est retourné sur les îles Raromatai pour être proche de son peuple et s’est installé à Bora Bora, partageant son temps entre son activité informatique et ses responsabilités culturelles. Tahiarii suit l’ancienne tradition Arioi en pratiquant et interprétant les arts polynésiens, enseignant aux jeunes générations à renouer l’ancien et le contemporain. Il a participé à l’organisation d’événements culturels tels que le « Festival de la Tattoonésie » de renommée internationale. En 2007, il s’est installé à Hawaï pour poursuivre ses recherches sur son héritage indigène et a été accepté comme élève de navigateurs hautement reconnus tels que Nainoa Thompson et Onohi Paishon. En 2009,  il a navigué sur le Te Matau a Maui canoë dans l’expédition historique Tavaru Fleet de la Nouvelle-Zélande à Rarotonga via Tahiti en pratiquant un guidage non instrumental. Il a été chargé de cours de culture polynésienne à bord du Robert C. Seamans, un navire de recherche américain, en 2012 de Tahiti à Hawaii.

Dr. JANE FREEMAN MOULIN (Professeur d’ethnomusicologie)

Elle est l’auteure de plus de 50 articles et livres sur les arts performatifs de la Polynésie française, dont The Dance of Tahiti, Music in the Southern Marquesas Islands, et Music in Pacific Island Cultures : Expérimenter la musique, exprimer la culture. En tant que chercheuse principale pour le projet de l’UNESCO sur l’étude territoriale de la musique océanienne dans les îles Marquises, elle a enregistré et documenté plus de 740 chansons et a reçu une mention spéciale de l’organisation culturelle marquisienne Motu Haka. Sa thèse internationale primée, fondée sur le travail de terrain de l’UNESCO, portait sur la musique, la danse et la poésie orale des îles Marquises. Ancienne résidente de Tahiti et danseuse au sein des meilleurs groupes professionnels de Tahiti (Te Maeva et Tahiti Nui), elle a participé pendant cinq ans au concours Heiva de Tahiti et est passionnée à la fois par l’étude et la pratique de la musique et de la danse du Pacifique. Elle partagera avec nos invités d’Aranui des informations sur les caractéristiques historiques de la musique ainsi que sur les merveilleuses expressions contemporaines de la culture qui rendent l’art de la Polynésie française si vital et passionnant.

Dr. AL WARDI SEMIR (docteur en sciences politiques)

Directeur du département de droit, économie et gestion et maître de conférences en science politique à l’Université de la Polynésie française. Membre du laboratoire Gouvernance et Développement Insulaire, GDI (EA 4240). Membre du comité du Pacific Island Political Science Association (PIPSA), Auckland. Membre du Réseau Asie-Imasie du CNRS. Membre de l’Association Française de Sciences Politiques.

Dr. CAROL IVORY (docteure en histoire de l’art)

Retraitée de l’Université de Washington depuis 2014, où elle a été professeur des beaux-arts, directrice du département des beaux-arts et doyenne associée du College of Arts and Sciences. Les recherches du Dr Ivory portent sur l’art, l’histoire et la culture des îles Marquises. Depuis plus de 25 ans, elle travaille avec des leaders culturels et des artistes des Marquises.